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III LE POINT DE VUE DE LA MÉDECINE
Dr Foster Kennedy, neurologue : « Lassociation des Alcooliques anonymes fait appel à deux des plus grandes sources dénergie connues chez lhomme, la religion et linstinct qui le pousse à sassocier à ses semblables..., cest-à-dire l« instinct grégaire ». Je crois que notre profession doit reconnaître quil sagit là dun puissant moyen thérapeutique. Si nous ne le faisons pas, nous serons jugés émotionnellement stériles et accusés davoir perdu la foi qui déplace les montagnes, sans laquelle la médecine ne peut pas accomplir grand-chose. » Dr G. Kirby Collier, psychiatre : « Jai le sentiment que les AA sont un groupe à eux seuls et quils peuvent obtenir leurs plus grands succès en raison de la méthode qui découle de leur philosophie. Toute thérapie ou méthode philosophique qui peut faire état dun taux de rétablissement se situant entre 50 et 60% mérite considération. » Dr Harry M. Tiebout, psychiatre : « Comme psychiatre, jai beaucoup réfléchi sur la relation entre ma spécialité et les AA. Jen suis venu à la conclusion que notre tâche à nous consiste très souvent à préparer le patient à accepter de laide ou un traitement de lextérieur. Aujourdhui, je considère que le rôle du psychiatre est de briser la résistance intérieure du patient pour que ce quil a en lui puisse sépanouir sous linfluence, par exemple, du programme AA. » Voici un extrait des propos que tenait le Dr W. W. Bauer dans une émission radiophonique diffusée au réseau NBC en 1946, sous les auspices de la American Medical Association : « Les Alcooliques anonymes ne sont pas des croisés ; ce nest pas une société de tempérance. Ils savent quils ne doivent jamais boire. Ils aident ceux qui ont des problèmes semblables aux leurs... Dans ce climat, lalcoolique surmonte souvent son égocentrisme excessif. En apprenant à sen remettre à une puissance supérieure et à consacrer ses énergies à travailler avec dautres alcooliques, il demeure abstinent un jour à la fois. Les jours deviennent des semaines, les semaines deviennent des mois, puis des années. » Le Dr John F. Stouffer, directeur du service de psychiatrie au Philadelphia General Hospital, parle en ces termes de son expérience avec les AA : « Les alcooliques hospitalisés chez nous nont pas, pour la plupart, les moyens de se payer des soins en institution privé ; les AA sont, de loin, ce que nous avons de mieux à leur offrir. Même chez ceux qui nous reviennent occasionnellement, nous observons un profond changement de personnalité. On a peine à les reconnaître. » En 1949, la American Psychiatric Association a demandé quune communication soit préparée par lun des plus anciens membres des Alcooliques anonymes pour être lue au cours de lassemblée annuelle. Le texte a été écrit et publié dans le American Journal of Psychiatry de novembre 1949. (On peut se procurer ce texte sous forme de brochure pour une somme minime par lintermédiaire de la plupart des groupes AA, ou en écrivant à : P.O. Box 459, Grand central Station, New York, NY 10163. La brochure sintitule « Trois causeries à des sociétés médicales, par Bill W. » Elle a déjà été publiée sous le titre « Bill on Alcoholism » après avoir paru sous celui de « Alcoholism the Illness ».) _______ |
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